La philosophie à l’épreuve de la vie

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9 juin 2011

mike+leigh's+naked

Quand un philosophe ose se mettre à nu pour raconter l’effet que produisent sur lui les leçons de sagesse légué par les siens, on est loin de l’efficacité attendue. (Article paru dans le dernier numéro GDSH Apprendre à vivre).

Alexandre jollien est un philosophe handicapé de naissance. Il est connu pour ses livres à succès – Éloge de la faiblesse, La Construction de soi – où il s’attache à montrer que, même quand on est handicapé, la philosophie peut nous faire apprécier la saveur de l’existence en nous libérant des vaines passions et en changeant notre regard sur le monde.

Dans Le Philosophe nu, A. Jollien va plus loin. Il se met à nu. Oui, « nu » : au sens propre comme au figuré. Page 192, il raconte qu’un soir, il a décidé de « prendre une cuite » avec son ami, Z. En quittant le bar, le philosophe, déjà pas mal éméché, lance ce défi : « Et si on finissait la soirée à poil, histoire de vivre à fond notre biture ? » Aussitôt dit, aussitôt fait. Ce qui aura pour effet de le dégriser d’un seul coup. « Je me les gèle. Tout le problème vient de ce corps que je n’aime pas, que je n’habite pas. » Voilà donc les deux hommes nus. Et A. Jollien ne peut s’empêcher de comparer son corps à celui de son ami auquel il rêve de ressembler. Car dès les premières pages de son livre, A. Jollien le confesse : l’un de ses fantasmes le plus récurrents serait de posséder un corps de bel homme, droit, musclé, séduisant. Ce rêve est même une obsession qui ne le quitte pas depuis l’enfance. Un espoir vain et dérisoire lorsque l’on est né handicapé.

Pourquoi donc se laisser dominer par ce désir irréalisable qui le condamne à la frustration perpétuelle ? Pourquoi, quand on est philosophe et que l’on sait que le b.a.ba de la sagesse est de se dépouiller de ces désirs illusoires, continuer à se faire du mal avec ces idées inutiles et dérisoires ? Pourquoi, quand l’on a écrit un Éloge de la faiblesse et que l’on fait des tournées de conférences pour expliquer ce qu’est la vraie « joie », peut-on encore céder à ce rêve apparemment puéril d’entrer dans la peau d’un bel étalon, beau et attirant ? La sculpture intérieure de soi que l’on se forge auprès des grands auteurs devrait être tellement plus sublime que la sculpture narcissique de son corps dans une salle de musculation…

Et pourtant, A. Jollien l’avoue : il aimerait bien se glisser dans la peau de son ami ou de ces beaux jeunes hommes croisés dans la rue. Il aimerait bien ne pas ressentir de la jalousie, ne pas penser « connard ! » quand il croise un garçon trop bien fait. Il aimerait aussi ne pas se mettre en colère contre ce groupe de jeunes filles qui se moque de lui en pouffant sur son passage.

A. Jollien a osé se mettre à nu : au propre comme au figuré. C’est le grand mérite de son livre. Il y expose clairement les difficultés qu’il y a à vivre en philosophe, l’impossibilité de vivre vraiment et durablement sans se départir des mauvaises pensées : l’envie, la colère, le ressentiment, l’angoisse, la jalousie.

Leçons philosophiques pour temps de crise

Les livres d’A. Jollien font partie d’un flot ininterrompu d’essais philosophiques sur l’art de vivre, le bonheur et la vie réussie. Depuis vingt ans, ils alimentent les rayons de librairies et constituent un fonds de commerce assez lucratif pour les éditeurs. Le Traité du désespoir et de la béatitude d’André Comte-Sponville avait ouvert le bal à la fin des années 1980 (1). Son succès fut retentissant. Depuis, les manuels d’art de vivre ont proliféré, portés notamment par quelques auteurs à succès : Luc Ferry, Roger-Pol Droit, Bertrand Vergely, A. Jollien, Fernando Saveter et bien d’autres. Il ne se passe pas une semaine sans que paraisse un nouveau manuel d’art de vivre. Au printemps 2011, en se rendant chez son libraire, le lecteur curieux de découvrir les secrets de l’art de vivre pourra se procurer les dernières parutions en date : le Petit traité de vie intérieure de Frédéric Lenoir, le Manifeste hédoniste de Michel Onfray, la Philosophie du vivre de François Jullien ou encore Ce qui dépend de moi. Petites leçons de sagesse d’Elsa Godart.

Que racontent tous ces livres ? Par-delà leur variété, un fond commun se dégage. Leur première leçon est celle-ci : il est vain de rechercher un salut éternel dans l’au-delà (par la religion) ou ici-bas, dans des lendemains qui chantent (le progrès, la révolution). Il faut donc apprendre à vivre en acceptant sa condition de mortel. Il n’y a pas d’absolu ou d’espoir de salut qui donnerait un sens ultime à notre existence. C’est la leçon de la désillusion et de la lucidité. Elle était déjà présente dans les sagesses antiques d’Orient ou d’Occident.

Mais, paradoxalement, ce constat ne doit pas conduire au désespoir. Au contraire, les illusions de l’esprit une fois repoussées, nous voilà armés pour apprendre à vivre dans le présent. Le passé est le passé, il n’est plus : ne vivons pas dans le passé, c’est-à-dire le regret, le remords ou la nostalgie. Le futur n’existe pas et ne sera jamais tel que nous le croyons : ne nous réfugions ni dans l’espoir de jours meilleurs, ni dans la crainte de l’avenir. Seul le présent existe et existera toujours. Il faut savoir l’accueillir. Carpe diem, disait Horace : « Cueille le jour ! »

Pour autant, repousser les illusions du salut éternel ou les mirages d’une vie meilleure ne veut pas dire que l’on se résigne à une plate acceptation de l’existant : une vie banale, ordinaire et sans grandeur. Le vrai philosophe se doit d’avoir une vie digne de ce nom. Il se doit de conduire sa vie selon quelques valeurs qui, à défaut d’être sacrées, l’extraient tout de même du monde commun. Voyons ce qu’il en est.

Tous les ouvrages d’art de vivre contemporains brodent plus ou moins autour d’une sorte de matérialisme enchanté. Tous sont athées : inutile de se bercer d’illusions, il n’y a rien là-haut. Mais pour autant, cela ne signifie pas l’absence des valeurs. Il nous faut cultiver tout de même quelques vertus essentielles : l’amour, l’amitié, la réflexion, l’acceptation du présent, la « sculpture de soi » et, bien sûr, la défense des droits de l’homme…

À partir de là, chacun décline sa version : « l’hédonisme » épicuro-nietzschéen (M. Onfray), la spiritualité laïque (L. Ferry), un athéisme humaniste (A. Comte-Sponville) ou encore une éthique spinoziste (Robert Misrahi) (encadré ci-dessous).

Les traités de sagesse contemporaine contiendraient donc des ressources morales et des guides pour mener à bien son existence. Reste à savoir ce qu’il faut penser de tout cela. Et d’abord : les philosophes eux-mêmes respectent-ils les enseignements qu’ils professent ?

Faut-il croire les philosophes ?

Il n’est pas facile de savoir si les penseurs de l’Antiquité étaient si fidèles à leurs principes. Les récits qui les concernent sont souvent hagiographiques. On présente le philosophe Épictète, encore esclave, se laissant casser la jambe par son maître sans sourciller comme s’il ne ressentait aucun mal (une légende philosophique digne des miracles religieux !). On montre le grand Sénèque stoïque devant la mort qui lui est imposée par Néron. Mais qui était là pour attester du fait ? À l’époque, les sénateurs, généraux ou penseurs séditieux étaient souvent condamnés au suicide (2). Tous devaient se comporter en « hommes d’honneur » et se donner la mort sans trembler. Les écrits de Tacite fourmillent de suicides exécutés avec grandeur et maîtrise de soi. L’attitude de Sénèque n’avait donc rien de particulièrement philosophique. En revanche, le même Sénèque qui prônait le détachement face aux biens de ce monde était curieusement un homme d’affaire avisé qui avait accumulé une immense fortune, l’une des plus grosses de l’Empire romain… Dans l’Éthique, Baruch Spinoza expose les conditions qui mènent à la « joie » philosophique mais, comme on ne sait presque rien de sa vie intime, comment savoir si Spinoza était vraiment heureux ? Quand à Arthur Schopenhauer, auteur de L’Art d’être heureux (dans lequel il vante les préceptes bouddhistes), il est resté un pessimiste, suicidaire et atrabilaire. A. Jollien nous a mis la puce à l’oreille avec son « philosophe nu ». Malgré des années de lectures et d’ascèse, le philosophe a du mal à se défaire des passions de l’homme ordinaire.

Faut-il donc croire M. Onfray qui prône un « hédonisme » néoépicurien ? Quelqu’un qui éprouve le besoin d’écrire 50 livres en vingt-cinq ans n’est pas un hédoniste mais bien plutôt un militant de l’hédonisme, ce qui est tout autre chose. Écrire des kilomètres de textes contre ses ennemis intérieurs (les idéalistes, les religions, Freud, etc.) témoigne assez peu de l’esprit de tranquillité qui sied à un épicurien digne de ce nom, qui se donne normalement pour règle de se tenir à l’écart du monde et de ne pas agiter inutilement sa colère.

Les auteurs des manuels contemporains sur l’art de vivre, dont certains sont des best-sellers, sont souvent des penseurs professionnels, qui publient à un rythme effréné, multiplient les conférences et interviews avec une soif évidente de renommée bien éloignée des principes de simplicité volontaire qui devraient guider leur existence. Il suffit de fréquenter un peu le petit monde des penseurs de la sagesse pour voir combien leur vie est éloignée des sages modèles qu’ils prodiguent autour d’eux. Avoir du succès dans ce monde suppose une soif de réussite, une âpre compétition intellectuelle (avec ce que cela comporte d’envie et de jalousie, de commérages, quand ce n’est pas de la haine ouverte) qui s’accordent mal avec les leçons de sagesse.

Exercices pratiques

Plutôt que de croire sur parole ce que disent les philosophes, n’est-il pas préférable de passer leurs remèdes à l’épreuve de l’expérimentation ? C’est ce qu’a voulu faire Mark Kingwell, enseignant en philosophie à l’université de Toronto. Au lieu d’écrire un traité de plus sur l’art de vivre et les recettes du bonheur, il a décidé de les tester, comme on teste un shampoing ou un médicament. Dans À la poursuite du bonheur. De Platon au Prozac, il a fait le récit de son expérience (3). Et le bilan est sans concession.

Le jeune philosophe a voulu expérimenter tour à tour toutes les recettes de bonheur disponibles sur le marché. Du stage de développement personnel (une semaine à 1 27O dollars passée dans un manoir en compagnie d’une vingtaine de stagiaires sous la houlette d’un gourou), M. Kingwell en conclut que l’effet bénéfique sur le moral n’est guère plus durable qu’une semaine de vacances dans une station balnéaire. Le Prozac ? La « pilule du bonheur » aura eu sur lui un effet secondaire néfaste, le plongeant au bout de quelques jours dans des idées dépressives et suicidaires ! Le « counselling philosophique » expérimenté par la suite s’avérera peu probant également, le dialogue avec un coach philosophique ne faisant que le renvoyer à ses propres doutes, angoisses et incertitudes existentielles.

Finalement, le philosophe décide d’en venir aux bonnes vieilles leçons de sagesse léguées par les auteurs classiques. «  Certains philosophes ont enseigné que la seule voie possible vers le bonheur consiste à se délester des engagements qui peuvent être source de malheur. Poussée à l’extrême, cette idée donne ce que j’ai appelé “la stratégie numéro un” : viser moins haut. » Se défaire des vaines ambitions est en effet l’un des préceptes les plus courants des philosophies d’Orient ou d’Occident.

Mépriser les fausses ambitions, c’est regarder avec distance et mépris le jeu social et la comédie du monde. M. Kingwell éprouve ce dédain pour la comédie du monde parfois, « au petit matin, au lendemain d’une soirée bien arrosée ». C’est alors qu’il considère «  que tout est vanité : les plaisirs des rencontres sociales ne servent qu’à se mettre en valeur et à se pavaner ; les réalisations d’une vie de travail ne sont guère plus que des techniques mesquines pour l’emporter sur les autres ».

Le problème est que le jeune doctorant en philosophie aspire un jour à être recruté par une université. Et pour cela, il doit monter des dossiers, publier un maximum d’article dans les revues, participer à des colloques… Bref, se faire remarquer dans sa communauté professionnelle. Considérer cela comme un objectif dérisoire et ne pas se livrer à ce « jeu » le conduira tout droit à un abandon de toute vie sociale. Après tout, les philosophes cyniques proposaient à leurs élèves de se promener sur la place publique avec un poisson au bout d’une laisse, afin de s’attirer les moqueries et de se détacher de la pression qu’exerce sur nous le regard d’autrui. Mais M. Kingwell l’avoue : il voit mal à quoi cela le mènerait de se promener sur le campus avec un saumon mort au bout d’une ficelle…

D’où cette conclusion lucide et désabusée : «  Quelle consolation durable la philosophie peut-elle donc apporter ? Ses réponses habituelles, comme la théorie des attentes réduites, qui voit le problème dans un désir excessif, peuvent, poussées à l’extrême, conduire au cynisme et à la passivité ou aux deux. »

« Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher », écrivait Blaise Pascal dans ses Pensées. Le livre de M. Kingwell est écrit sur le mode humoristique mais il touche juste. Rien ne prouve que les leçons de sagesse sont vraiment efficaces. Il n’est pas sûr d’abord que les philosophes appliquent à eux-mêmes les leçons qu’ils prodiguent aux autres. Rien ne démontre que leur conduite est plus morale, qu’ils savent mieux aimer et qu’ils se comportent globalement avec plus de noblesse et de dignité que le commun des mortels. Rien ne prouve enfin qu’ils sont plus heureux. La philosophe de l’art de vivre ne serait-elle donc qu’une posture, voire une imposture ? Faut-il en conclure que les manuels d’éthique de vie ne sont que du « bluff » comme le prétend Frédéric Schiffter, pour qui les belles paroles morales ne sont que des notions « vagues, sibyllines, ronflantes, lénifiantes et, parfois, suffisamment bien tournées pour bluffer le lecteur en lui laissant le sentiment d’entrevoir quelque chose de fondamental (4) » ? Il y a pourtant une autre façon de voir les choses.

La consolation de la philosophie

Tout le monde l’admet : les philosophies de l’art de vivre ne prétendent pas détenir la clé du bonheur ou de la vie réussie. C’est au mieux un remède contre les souffrances inutiles. Repousser les vains désirs nous prémunirait contre la douleur. Vivre dans le présent, c’est se libérer des regrets du passé ou des angoisses de l’avenir. Mais vivre ainsi revient à se dépouiller aussi de l’une des principales qualités de l’être humain : celle qui consiste justement à désirer, à vivre au-delà de soi, à se projeter dans l’avenir, anticiper et imaginer des mondes possibles.

L’art de vivre d’aujourd’hui, en se centrant sur le monde présent, ne peut rien dire de très probant à l’adolescent qui doit faire un choix professionnel. Le carpe diem peut laisser perplexe un étudiant tourmenté par son avenir : lui faut-il laisser tomber l’examen ou le concours qu’il prépare pour se laisser aller au charme de « l’érotique solaire » ? Les leçons d’art de vivre n’ont pas de réponses claires à proposer au cadre stressé, à l’enseignant désemparé devant sa classe, à la mère célibataire submergée par son travail et les tâches domestiques ? Et quelle consolation trouver lorsque l’on se retrouve au chômage ? Il faudrait renoncer à chercher du travail et accepter de vivre à l’écart du monde : ce fut, rappelons-le, un modèle philosophique prisé par certains sages de l’Antiquité.

Un chômeur involontaire a justement tenté l’expérience. Il se nomme Jean-Louis Cianni. Longtemps « dircom » dans une compagnie aérienne, il s’est retrouvé au chômage à la suite de la liquidation de son entreprise. Au lieu de se mobiliser pour retrouver un emploi après son licenciement, J.-L. Cianni a décidé de s’accorder du temps pour revenir à ses amours d’adolescent : la philosophie. Les leçons de sagesse puisées dans le corpus des auteurs classiques pourraient peut-être l’aider à affronter sa condition de chômeur, se dit-il. Dans La Philosophie comme remède au chômage, il relate son expérience (5). Pendant que son épouse et ses enfants croient qu’il est enfermé dans son bureau à monter un projet ou à écrire des CV, le cadre au chômage s’est replongé dans sa bibliothèque d’étudiant et relit Socrate, Sénèque, Épicure, Montaigne, Spinoza et bien d’autres.

Le chômage dévalorise la personne ? Qu’à cela ne tienne : Diogène nous apprend à mépriser le regard d’autrui. Les amis se sont éloignés ? Schopenhauer fait découvrir les vertus de la misanthropie qui tient à l’écart des faux-semblants. Avec les stoïciens, ne peut-on se libérer des angoisses du temps, regrets et espoirs compris ? Au bout de plusieurs mois d’étude solitaire et de pratique assidue d’exercices philosophiques, vient le temps du bilan. J.-L. Cianni l’admet : la philosophie n’a pas bouleversé son existence ni ne l’a rendu vraiment heureux. Tout au plus a-t-il tiré quelques « consolations ». « J’ai réappris à réfléchir à mon sort (…). Je sais que mon temps est précieux, que je suis vulnérable, que la passion aveugle, que l’illusion est la matière première de mon esprit, bref, que les toutes premières leçons de la philosophie sont toujours bénéfiques pour conduire la vie. Ces leçons, une carrière de cadre hyperactif, stressé et égocentrique, me les avait fait oublier. » Mais il est une réussite que l’auteur n’évoque pas et qui est sans doute le principal apport de son immersion philosophique. Elle lui a permis d’écrire un livre et de se révéler un vrai talent d’écrivain. C’est d’ailleurs peut-être là la recette du succès en philosophie. Ce ne sont pas tant les recettes d’art de vivre qui l’ont rendu heureux, mais le fait d’avoir mis à profit sa période d’inactivité pour satisfaire un vœu d’écriture refoulé. Ce qui confirmerait l’un des préceptes de la sagesse antique : « Deviens ce que tu es. »

On peut supposer qu’il en va de même pour les professionnels de l’art de vivre. Y ayant trouvé les voies de la réussite éditoriale, il est moins sûr que ce soit le contenu de leur philosophie qui fasse des miracles que le fait de pouvoir les prodiguer aux autres avec succès. Pour le reste, le philosophe semble aussi nu que la plupart des quidams.

NOTES

(1) A. Comte-Sponville, Traité du désespoir et de la béatitude, 1988, rééd. Puf, 2011.
(2) Les généraux vaincus comme Antoine avaient coutume de se suicider. Mais le suicide était aussi une forme de condamnation à mort pour les gens de l’aristocratie. Deux frères de Sénèque ont dû s’y résoudre.
(3) M. Kingwell, À la poursuite du bonheur. De Platon au Prozac, Bayard, 2006.
(4) F. Schiffter, Le Bluff éthique, Flammarion, 2008.
(5) J.-L. Cianni, La Philosophie comme remède au chômage, Albin Michel, 2007.

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2 commentaires »

  1. Chapouthier dit :

    Texte superbe et … plein de sagesse !

  2. Le bonheur arrive à la bonne heure ; on ne sait quand ni où !
    Une petite méthode universelle : peser le pour et le contre, et en trouver la synthèse.
    Le fatalisme reste le courant majoritaire ; alors comment créer ? Contourner la problématique ou bien anticiper le sort.
    Va savoir. En tout cas, on s’adapte chacun à sa façon, selon son niveau de développement socio-cognitif.
    Il n’y a donc pas comme dit dans le texte plus haut : de recette prête à l’emploi.

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