Ça cache quelque chose…

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Le 17 juin 2015 par Jean-François Dortier

“Quand il n’y a rien, il n’y a rien. C’est net. Mais quand il y a quelque chose, ce quelque chose cache souvent autre chose…” (Michel Audiard, le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques)

 


1 commentaire »

  1. Jacques Van Rillaer dit :

    L’idée que la réalité est autre que ce qu’elle paraît est sans doute aussi vieille que l’humanité. C’est elle qui justifie les religions, c’est elle que Platon met en scène avec le mythe de la caverne. Cette idée a permis bien des découvertes et des dénonciations utiles (pensons aux herméneutiques dénonciatrices qui se sont succédées depuis La Rochefoucauld, Schopenhauer, Marx, Nietzsche, Freud et alii). Toutefois, ce principe est à l’origine de beaucoup d’idées fausses, à commencer par les religions et les superstitions, les multiples versions du « fantôme dans la machine » (cf. Ryle), etc.

    Depuis longtemps, le psychologue que je suis garde en tête ce propos du sociologue américain William Whyte :
    « Quelqu’un quelque jour provoquera une sensation en proposant un nouvel instrument d’étude de l’homme, qu’il appellera “technique de la valeur nominale” : elle sera fondée sur l’idée que les gens font souvent ce qu’ils font pour les raisons pour lesquelles ils croient qu’ils le font. Cette technique fera tomber dans bien des pièges — n’est-il pas évident que les gens n’agissent pas toujours logiquement et ne disent pas toujours ce qu’ils pensent ? — mais je me demande si elle conduira à des résultats qui auront moins de valeur scientifique que ceux auxquels conduit la méthode opposée » (L’homme de l’organisation. Trad., Plon, 1959, p. 55).

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