Les femmes veulent être belles

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Le 8 mars 2011 par Jean-François Dortier

Depuis toujours, les femmes désirent être belle.  La tyrannie de la beauté n’est pas une invention récente de l’industrie cosmétique qui aurait fait croire aux femmes du monde entier qu’il était important d’être belle pour séduire. Elles le savent depuis longtemps. Très longtemps.

Allons en Egypte, au temps des pharaons. L’artisanat de la beauté y prospérait déjà. « Afin de capter le regard des mâles, dames et demoiselles s’emploient à souligner leur beauté et à mettre en avant leur appâts » écrit Florence Maruéjol, auteure de L’Amour au temps des pharaons, (éd. First, 2011).

En se fondant sur les contes, poèmes, peintures et reliefs l’auteure décrit dans un des chapitres de son livre la panoplie des « armes de la séduction ».

La coiffure joue d’abord un rôle important. Les jeunes femmes passent du temps à se faire se laver, peigner, teindre les cheveux, se confectionner des tresses et bouclettes. Les dames âgées cachaient leur cheveux blancs avec de teinture de henné. On portait même déjà des perruques fort bien confectionnées que l’on a retrouvé sur les momies. Les dames de la haute société faisaient appel à des coiffeuses professionnelles ; les femmes aisées se faisaient coiffer par leurs servantes. Quand aux femmes du peuple, elles s’aidaient parfois à se coiffer entre sœurs, mères, filles, cousines ou amies.

« Dès la période de l’Ancien Empire (2675-2200 av. JC.), période qui voit éclore les représentations de particuliers, les Egyptiens se préoccupent de leur coiffure. Comme les vêtements, son style, sensible à la mode, évolue au fil des siècles. Epaisses, fines, courtes, longues, les boucles, les tresses, les frisettes, et les mèches s’associent selon des compétitions et des motifs variés ».

Le souci de la beauté se manifeste aussi par l’hygiène corporelle. Pour se laver, les égyptiennes utilisent une sorte de savon à base de centre végétales ou de natron (carbonate de sodium), ou d’un terre argileuse : la terre à foulon.

Les égyptiennes s’enduisaient aussi le corps d’onguents, d’huiles parfumés et de parfum. Elles s’épilaient et se faisaient tatouer de petites figurines. On a retrouvé sur des femmes momifiées tatouées de petites pointes sur l’épaule, les bras, les jambes, le ventre et même le pubis. La pratique du tatouage, d’origine nubienne était courant au XXème siècle (avant JC), même dans les milieux populaire.

Le maquillage, les vêtements, les bijoux figuraient parmi les autres appâts de séduction.

L’Egypte pharaonique connaissait donc déjà tout un artisanat, un marché et une organisation sociale de la beauté.

Ce n’est pas le capitalisme qui a inventé l’industrie de l’apparence : les vêtements, les cosmétiques, la coiffure, les soins du corps. L’industrie moderne de la séduction n’a fait qu’exploiter qu’une demande sociale qui lui préexistait. Le marché du charme a prospéré en s’appuyant sur d’une aspiration profonde : les  femmes désirent être belles. Depuis toujours.

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2 commentaires »

  1. azerty dit :

    oui belles pour avoir le plus grand choix parmis les hommes et prendre les plus riches,les plus vicelards, les plus voyous car c’est pas l’homme qui choisi la femme c’est la femme qui choisi l’homme mais plus l’homme est saint proche de la divinité de coeur et d’esprit plus il est ignoré des femmes

  2. abondance zabunga dit :

    L’Egypte pharaonique connaissait donc déjà un artisan tout un artisanat, un marché et une organisation social de la beauté.

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