L’anthropologie philosophique : en quête du propre de l’homme

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Le 4 novembre 2010 par Jean-François Dortier

L’anthropologie philosophique n’est ni un sport de combat, ni une secte religieuse, mais une discipline de l’esprit qui vise à répondre à la question : « qu’est ce qu’un humain ? ».

Cette approche philosophique consiste à s’appuyer sur les connaissances empiriques, issues des sciences humaines, pour dégager une représentation globale de l’être humain : ses motivations, ses capacités mentales, ses raisons de vivre.

Dans « anthropologie philosophique », le terme « anthropologie » renvoie à son sens général et premier de « science de l’homme » (du grec anthropos = homme et logos = science, connaissance). Cette définition de l’anthropologie est donc beaucoup plus large que ce que recouvre généralement la discipline académique qui porte ce nom (et longtemps assimilée à l’étude des peuples primitif). L’anthropologie est « philosophique » au sens où elle prétend s’appuyer sur les études sur les humains et les animaux pour en tirer une théorie générale de la nature humaine.

La tradition de l’AP remonte loin. On peut trouver des traces dans toute la pensée occidentale. Aristote définit l’homme comme un « animal raisonnable »; Descartes propose une théorie dualiste où la condition humaine faite d’une double nature : matérielle et spirituelle (l’âme et corps). Kant, dans son Anthropologie, oscille entre plusieurs définitions (l’homme c’est la technique, c’est la conscience morale, c’est la raison, …). On trouvera d’autre visions de la nature humaine, plus ou moins explicite chez Hegel, Freud, Marx, Darwin, et bien d’autres.

Le label « anthropologie philosophique » a été revendiqué explicitement par mouvement de pensée forgé en Allemagne a partir des années 1920-1930. Il a été impulsé par Max Scheler, (1874-1928), repris par des penseurs de la génération suivante comme Arnold Gehlen (1904-1976), Helmuth Plessner (1892-1985), Helmut Schelsky (1912-1984),  Gotthard Günther (1900-1984) et Hans Blumemberg (1920-1996). On peut y rattacher des  philosophes actuels comme Peter Sloterdjik  ou Heiner Mülmann.

D’autres auteurs ou courant de pensée relèvent de l’anthropologie philosophique, même s’ils n’en revendiquent pas le nom. En France c’est le cas de Henri Laborit (L’homme imaginant), Edgar Morin (le paradigme perdu, la méthode), Georges Chapouthier, (l’homme ce singe en mosaïque) et d’autres encore, dont on aura à reparler. Dont un certain …Michael Jackson.


4 commentaires »

  1. Chapouthier dit :

    Oui, merci : je me revendique bien de l’anthropologie philosophique.
    Amitiés,
    G

  2. Chapouthier dit :

    Oui, merci : je me revendique bien de l’anthropologie philosophique.
    Amitiés,
    G. Chapouthier

  3. chakib51 dit :

    L’anthropologie philosophique est un domaine très spécialisé de la philosophie, cette déscipline demande des connaissances très larges et bien ciblées. Pour se lancer dans ce domaine, il fallait se reférer aux ouvrages de Claude-Lévi Strauss qui est bien connu dans ce parcours et qui a ouvert la voie aux chercheurs à se consacrer dans la recherche anthropologique.

  4. Anthropologie philosophique etant une displiné qui étudie l homme et les animaux (son entourage),il est déterminisme pour l humanité.

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