A la découverte des découvertes

1

Le 2 septembre 2017 par Jean-François Dortier

La fin du printemps et le début d’été, j’ai rédigé ce numéro des GDSH consacré aux grandes découvertes. Ce numéro vient tout juste de sortir en kiosque. Il y est question d’histoire des sciences et techniques occidentale mais aussi mésopotamienne, chinoise, arabe. Il y est question aussi de Darwin, du cerveau d’Einstein, de l’invention de l’ordinateur et de la psychologie de l’Eureka. Le liens entre tout cela ? Rédiger ce numéro a été l’occasion pour moi, de tenter de répondre à cette vaste question : Comment naissent les découvertes ? en cherchant à s’articuler plusieurs dynamiques :

 

  • L’histoire des « âges d’or » de la sciences (en Mésopotamie, en Grèce, dans l’Islam des Lumières, dans la Chine des Song ou l’Europe moderne) montre que les sciences et techniques ne naissent pas au hasard: les idées ont partie liée avec l’essor des grands centres de puissance.
  • Les forces motrices du savoir sont associées à l’essor de fonctions sociales: l’écriture et les calculs sont nées de l’administration des premiers Etats; la géométrie est née des besoins de l’architecture, de l’arpentage: le commerce à été déterminant pour la naissance de l’algèbre, etc. L’histoire montre que l’essor des grandes innovations scientifiques et techniques (de l’astronomie à l’invention de l’ordinateur) est relié à des grandes forces motrices: l’administration, la guerre, le commerce, etc. Il existe d’autres déterminant plus inatendus de l’essor des sciences et techniques: dans un numéro précédant des Grands dossier consacré à l’Innovation (innovation et créativité) j’ai tenté de montrer que, de la naissance de métallurgie à l’automobile, de la roue à l’électricité, certains innovations fondamentales s’expliquent par le goût universel du luxe (une des forces motrices cachée de l’histoire) plutôt que par des besoins utilitaires.
  • Le rôle des communautés savantes. Passons de l’analyse des facteurs à celles des acteurs de la science. Des scribes aux ingénieurs, des philosophes antiques aux chercheurs contemporains, l’essor du savoir suppose la constitution de communautés savantes. L’analyse de ces communautés (leur dépendance au monde extérieur et leur logique interne) est essentiel pour comprendre la dynamique des savoirs.
  • Mais que se passe-t-il dans la tête des découvreurs ? Dans la dernière partie, consacrée à la psychologie des découvreurs est l’occasion de s’attaquer à quelques mythes récurrents (sur l’effet Eureka, la psychologie du génie, le rôle du hasard et de la “pensée divergente”) et de présenter de recherches pistes récentes plus fertiles : le rôle de l’imagination, de l’analogie et de l’abduction dans la formation des idées nouvelles.

Au sommaire : 

LES ÂGES D’OR

LA DYNAMIQUE DES SAVOIRS

DANS LA TÊTE DES DÉCOUVREURS

BIBLIOGRAPHIE : 

 

 

 

Partagez :
  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn

1 commentaire »

  1. bernard rougier dit :

    toutes mes felicitations pour ce dossier clair et passionnant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Inscrivez-vous à la newsletter

et soyez alerté à chaque nouveau billet
* = Champ requis

Recherche dans ce blog