Les humains sont d’incorrigibles rêveurs

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Le 14 septembre 2020 par Jean-François Dortier

Jour J- 3 pour l’Humanologue. Dès le 17 en kiosque en librairie et sur la plateforme Ulule ou vous pourrez m’aider au lancement en participant à la campagne de financement participatif sur Ulule. 

En attendant ce jour, voici en avant première l’éditorial du N° 1. 

« La vie est un songe » (Calderon)

Les humains sont des rêveurs.

En Australie, le « Temps du rêve » est un mythe aborigène sur les origines du monde, renvoyant au temps où les esprits l’ont créé. Le rêve serait ainsi le moyen de les voir et de les écouter.

Au fil des pages qui suivent, nous allons rencontrer d’autres rêves : des rêves d’adolescents, des rêves de migrants, des rêves de gloire et des rêves brisés.

Les êtres humains rêvent à longueur de journée : sous forme de rêveries flâneuses, d’anticipation et de projets. Il y a aussi du rêve dans leur travail, leurs inventions, leurs cuisines, leurs philosophies et même dans leurs modèles scientifiques.

Rêver est ce que l’humain fait de mieux, à tel point qu’on peut le définir commenun « primate rêveur » ou un « animal imaginatif » (p. 58).

Comprendre les humains, leur vie, leurs moeurs, ce qu’ils ont dans la tête et dans le coeur, ce qui les fait courir, ce qui les pousse à s’associer ou à s’entre-déchirer : tel est le but de l’humanologie.

Les êtres humains sont l’espèce la plus facile à observer – ils sont partout – mais la plus difficile à comprendre : ils sont des énigmes ambulantes.

Le langage est une énigme, la religion est une énigme, la guerre est une énigme, les passions humaines sont des énigmes. Tout comme restent des énigmes le fonctionnement du cerveau et le sens de l’histoire.

Et si l’on abordait ces questions avec un regard nouveau ? Un regard qui puise dans le butin extrêmement riche des connaissances acquises mais sans s’y perdre, qui s’alimente des savoirs disciplinaires mais sans jamais se laisser enchaîner à l’un d’entre eux. Un regard panoramique qui sait chercher l’essentiel derrière l’accessoire mais qui sait aussi débusquer les détails intrigants et les faits retors. Car la vie est toujours plus riche que la théorie.

Voilà l’humanologie : étudier l’humain sous toutes ses facettes avec le souci constant de traquer la nature humaine derrière la multiplicité de ses manifestations. C’est pourquoi il est question ici d’amoureux transits et d’enfants bagarreurs, de physique quantique, d’anges gardiens, de mammifères sociaux, d’extase mystique, du cortex préfrontal et d’un djihadiste au grand coeur (et de bien d’autres choses encore…).

Vous l’avez compris, l’humanologie est une science imaginaire : est forcément un peu fou celui qui se lance dans une telle aventure. Preuve supplémentaire que la « vie est un songe » et que les humains sont d’incorrigibles rêveurs”. 

L’Humanologue


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