L’avenir est en Chine : le passé aussi.

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Le 5 juillet 2013 par Jean-François Dortier

• Le plus vieil oiseau.

Exit le bon vieux Archaeoptéryx !  Désormais l’ancêtre des oiseaux s’appelle Aurornis xui. Il est vieux de 160 millions d’années. C’est un dinosaure à plume d’une cinquantaine  de centimètre dont le fossile a été découvert en Chine en 2011.

 

• Le plus vieux mammifère…

Il s’appelle Juramaia sinensis. Il vivait il y a 160 millions d’années, il ressemble à une musaraigne. C’est le plus vieux mammifère placentaire connu a ce jour. Il été découvert en Chine en 2011et grâce à lui on sait que les mammifères se sont séparés des marsupiaux a une date plus ancienne que l’on croyait.

 

• Le plus vieux primate.

Archicevus achilles, le plus vieux primate connu vivait également en Asie, il y a 55 millions d’années. Il ne que pesait 30 grammes (2 fois moins qu’un œuf) et tenait dans le creux de la main. Il avait de grands yeux et une longue queue. Son squelette découvert au centre de la Chine en 2003.

 

Ces trois découvertes paléontologiques récentes proviennent de fossiles découverts en Chine. Comment cela se fait-il ? un hasard de l’évolution ?

Non : plutôt les lois de l’évolution scientifique. La paléontologie est née en Occident. Elle s’est déployée sur les terres de prédilection des chercheurs, leur pays d’origine ou leurs terres coloniales, là où ils pouvaient explorer à loisir. De plus les découvertes archéologiques sont liées aux grands travaux : pour tracer des autoroutes, construire des barrages, on creuse le sol, on fait des tranchées et surgissent alors des traces du passé.

Aujourd’hui, le Chine, puissance montante, se lance dans des grands travaux. Elle construit  creuse, explore. Elle a aussi les moyens humains et financiers pour mener des recherches. Et de fait, une nouvelle histoire de nos origines sort de son sol.

L’avenir est en Chine ? On découvre que le passé aussi. 


Les fourmis se droguent-elles ?

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Le 8 juin 2013 par Jean-François Dortier

Oui, elles ont même un dealer qui leur fournit la dope: il s’agit d’un insecte nommé lomechuse. (image ci-contre)

Ce coléoptère secrète sur son ventre une sorte de suc très attractif, au point que les fourmis en deviennent accros. Certaines finissent pas délaisser leur job – chercher de la nourriture, s’occuper des larves, nettoyer les galeries, s’attaquer aux intrus, bichonner la reine, etc.  Elles ne pensent plus qu’à se défoncer. Une fois complètement shootées, elles laissent continuer la lecture


Lynn Margulis et l’évolution des êtres complexes

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Le 5 juin 2013 par Jean-François Dortier

Lynn Margulis (1938-2011) fut incontestablement un de ces « savants qui ont eu qui a eu raison trop tôt » (même si elle a été oublié du livre de L. Lemire (voir billet précédent).  Lorsque la jeune chercheuse a présente son hypothèse « endosymbiotique » sur l’évolution des êtres complexes, elle prenait le contrepied de la communauté scientifique. Il faudra quatre décennies avant qu’on considère que son hypothèse est crédible, et qu’elle ouvre la voie à une nouvelle conception de l’évolution.  Son idée centrale :  l’évolution peut prendre parfois un tour inattendu : la « symbiose » ou fusion des organismes. C’est ainsi que seraient nées les cellules complexes, les végétaux et les animaux qui portent continuer la lecture


Ils ont eu raison trop tôt

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Le 1 juin 2013 par Jean-François Dortier

Le livre de Laurent Lemire, Ces savants qui ont eu raison trop tôt,  (Taillandier, 2013) est instructif, édifiant et agréable à lire. Il brosse le portrait d’un vingtaine de savants en avance sur leur temps. On (re)découvrira l’histoire bien connue de Gregor Mendel précurseur de la génétique et ses expériences sur la reproduction des petits pois; on retrouvera aussi Alfred Weneger dont la théorie sur la dérive des continents est restée longtemps incomprise quelques décennies avant d’être acceptée par la communauté scientifique. Mais on découvrira surtout bien d’autres cas moins connu comme Maupertuis et sa théorème de la continuer la lecture


Une vie meilleure… et un livre raté…

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Le 9 mai 2013 par Jean-François Dortier

Adam Phillips est un psychanalyste britannique qui a dirigé la nouvelle traduction des œuvres choisies de Freud, écrit plusieurs essais sur la littérature et la psychanalyse, et qui collabore à la London Review of books. Tout cela pour dire qu’il semble plus à l’aise avec les références littéraires et les textes psychanalytiques qu’avec les êtres humains réels, étrangement absents de son livre. C’est dommage quand on aborde un si beau sujet : les vies rêvées. Ces vies que l’on aimerait vivre, mais « dont nous avons manqué l’occasion, des continuer la lecture


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