Un chinois violé par une extra-terrestre !

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Le 29 décembre 2010 par Jean-François Dortier

Un paysan chinois vient de faire un récit étonnant qui a fait le tour du monde (enfin le tour du web). Meng Zhaoghu raconte qu’en 1994 alors qu’il était dans son champ, il vu un grand éclair s’abattre sur le bord de la colline voisine. Croyant à un crash d’avion ou d’hélicoptère, il s’est précipité sur les lieux. Sur place, il a perdu connaissance et quand il s’est réveillé, il était en présence d’une d’extraterrestre femelle, de 3 mètres de haut, avec de longs poils tressés sur les jambes. Elle s’est alors approché de lui avec un intention manifeste : faire l’amour.

A la fois effrayé et attiré, il s’est laissé faire, et pendant une quarantaine de minutes, il se serait livré aux plaisirs de la chaire avec sa fougueuse extraterrestre. Tout cela s’est passé en lévitation. Quand tout fut terminé, Meng Zhaoghu aurait eu l’occasion de discuter un moment avec d’autres visiteurs extraterrestres (qui parlaient un bon chinois). Ces derniers l’ont mis en garde sur les menaces qui pèsent sur la terre  et du fait de la dégradation de l’environnement (les extraterrestres sont donc écologistes).

Rentré au village, il a ensuite raconté son histoire aux gens du village.

On imagine leur réaction.

D’étranges récits concordants…

Cette histoire d’enlèvement et de viol mérite qu’on s’y arrête un peu. Pas simplement parce qu’elle fait sourire et douter de l’état mental de notre paysan chinois. Mais parce son scénario  – apparition d’extraterrestres, kidnapping, relation sexuelle et message transmis aux terriens par l’intermédiaire du kidnappé,  ressemble à s’y méprendre à bien d’autres histoires similaires.

Raël, par exemple, le gourou de la secte raëlienne rapporte lui aussi avoir reçu la visite d’extraterrestres, d’avoir eu des relations sexuelles, d’avoir discuter avec eux (les Aliens parlaient un bon français), lui aussi à reçu un grand message pour sauver l’humanité.

Dès lors comment expliquer l’histoire de Meng Zhaoghu ? Est-ce un que son récit relève de pure l’hallucination personnelle? Dans ce cas comment comprendre qu’elle corresponde à d’autres récits comparables ? Est-il un mythomane? Un imposteur ? Mais alors : où a-t-il copié son histoire ?

En ce qui concerne Raël, de son vrai nom Claude Vorilhon, (né en 1946, à Vichy), ses sources d’inspiration ont été dévoilé : de fins limiers ont repéré qu’il avait plagié son récit d’enlèvement dans des ouvrages de science fiction (notamment ceux de Jean Sendy). Pour d’autres récits de rapts d’extraterrestres – car il en existe de nombreux cas – l’interprétation est plus problématique : non que l’on doivent prendre pour argent comptant, mais les explications en terme « d’allucination » ou « de mythomanie » sont insuffisants.

Comment expliquer ces récits d’extra-terrestres ?

Susan Clancy, psychologue à Harvard s’est intéressée à de nombreux de ces «  kidnappés » Elle en a rencontré plusieurs aux Etat-Unis, a analysé et comparé leur témoignages et les soumis à des tests. Elle a publié en 2005, un livre sur le sujet : Abducted : How People Come to Beleive They Were Kidnapped by Aliens, Harvard University Press. 2005.

Susan Clancy pense que ces kidnappés ne sont pas des mythomanes : ils ont réellement vécue une expérience psychologique singulière, expérience qui a été réinterprétée a  posteriori, sous forme d’enlèvement.

L’étude de S. Clancy commence par l’analyse d’une expérience psychologique singulière la « paralysie du sommeil » (sleep paralysis). Ce phénomène survient lors d’un brusque réveil au cours du sommeil paradoxal, quant le corps est désynchronisé du cerveau et ne donc peut être commandé par lui. A ce moment, on peut éprouver la désagréable sensation de se retrouver « paralysé » dans son lit. Ce sentiment de paralysie est parfois accompagné d’hallucinations, d’un sentiment de lévitation et de la sensation d’une présence étrangère. Cette expérience est loin d’être rarissime. 60 % des américains déclaré l’avoir éprouvé au moins une fois. Les Japonais l’appelle kanashibari, et elle est représentée par un démon qui se tient assis sur la poitrine du dormeur; (voir image sur internet).

Pour la plupart des gens, cette expérience laissera un étrange et mauvais souvenir, qu’ils mettrons sur le compte d’une hallucination ou refoulerons quelques part dans leur mémoire. Mais quelque uns d’entre eux vont réinterpréter cette expérience sous forme d’un récit extravagant qu’il leur serait arrivé. C’est là que survient le récit de l’enlèvement par des extra-terrestres : les personnes rapportent qu’elles ont été attaché, (ce serait liés à la paralysie du sommeil), transporté dans les airs (sentiment de lévitation), par des êtres étranges (sentiment de présence inquiétante). Certains racontent qu’on leur a prélevé des organes ou qu’ils ont eu une relation sexuelle. Ces impressions sont typiques de sensations éprouvées pendant le demi-sommeil, mais qui vont être ensuite intégré et réinterprété dans le cadre d’un un récit imaginaire. Ce récit n’est pas une pur invention. Les histoires d’extraterrestres, d’enlèvement, tout le monde en a entendu parlé.  La thèse de Susan Clancy est donc que ces personnes connaissaient déjà des histoires d’extra-terrestres et qu’elles l’intègrent à des expériences psychologiques bizarres  associées à la paralysie du sommeil.

Ni simple hallucination physiologique, ni pur récit entendu et rapporté c’est la rencontre entre les deux conduit des personnes à croire sincèrement avoir vécu une histoire extravagante. Susan Clancy pense que c’est sans doute des phénomènes du même type qui pourraient expliquer les expériences mystiques comme les apparitions.

A moins bien sûr qu’une extraterrestre nymphomanes de trois mètres de haut existe vraiment et n’ai pas pu céder au charme de Meng Zhaoghu.


Putain de sagesse

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Le 28 décembre 2010 par Jean-François Dortier

Le nouvel an approche et je commence à faire mon examen de conscience. Comme chaque fin d’année, il est temps pour moi de faire le bilan et me consacrer aux résolutions pour la nouvelle année. Parlons d’abord des objectifs. Un grand défi m’attend. Je mijote en effet depuis quelques semaines un grand projet qui risque de m’occuper plusieurs d’années.  2011 sera peut-être même la première étape d’une nouvelle vie. Je vais vous révéler ce projet dans les prochains jours.

« Oh là, STOP ! Où vas-tu? »

Qui me parle ?

Ç’a y est : la revoilà. C’est La petite voix intérieure qui m’interpèle. C’est elle.

« Ecoutes Jean François, Tu as fêté tes 54 ans il y a trois mois. Redescend un peu sur terre. Une nouvelle vie ? Non ce n’est pas sérieux ».

Je réplique : « Non, je n’ai rien fêté du tout : on m’a poussé ! On m’a obligé ! Moi je ne voulais pas ! Je n’ai pas cet âge là. Ce n’est pas moi ».

–  Allons sois raisonnable, poursuit la petite voix. Te voilà à l’âge où l’on ne se demande plus « que vais-je faire de ma vie ? » mais « qu’ai je fait de ma vie ? ». Le temps est venu de se retourner et de regarder derrière soi. Mesurer le chemin accompli. Si on regarde les choses honnêtement, l’essentiel est derrière. ».

(Gloups !) : Non , pas ça !

Allez, n’ai pas peur. Ecoute moi.

Ecouter la  voix de la sagesse ? Jamais ! Non, petite voix ! tu ne m’auras pas. Je ne veux être pas raisonnable. Je ne veux pas regarder derrière. Je ne veux pas vieillir. Je ne veux pas faire comme les autres, comme les générations précédantes. Comme les vieux. S’il te plait. PAS MOI. Plutôt mourir jeune : comme papa et maman.

La petite voix de la sagesse reprend le dessus : « Calme-toi. Détends-toi. Respire ! Ecoute ce que j’ai à te dire. J’ai quelque chose à te proposer. Quelque chose qui va te plaire. »

–  ? ? ?

La petite voix intérieure se fait douce et apaisante : «  Si tu consens à m’écouter. Si tu acceptes que l’on regarde ensemble le chemin parcouru, alors je te promets que l’on pourra parler ensuite de l’avenir. Et que cet avenir qui t’attend n’est pas celui que tu crois. Il n’est pas non plus celui que tu espères. Mais tu seras surpris. Peut-être même enchanté. »

– C’est une arnarque, j’en suis sûr ! Un discours de consolation. Je te vois venir « tu dois apprendre à renoncer. Dans le renoncement se trouve la sérénité, la paix intérieure. Apprend à tempérer tes désirs :  là est la voie de la sagesse ». Je connais par coeur ces balivernes; celles de  toutes les sagesses du monde. Je les ai toujours refusé. Je les refuse encore. C’est ce refus obstiné qui m’a conduit là où je suis. Pas question de céder. Va-t’en !

– Chuuut. Mais non, tu te trompes. La vraie sagesse n’est pas le renoncement. Je ne suis pas celle que tu crois. Rappelle toi que la sagesse, c’est l’arbre de la connaissance. Tu te souviens ? La Bible, la Genèse : le péché, le fruit défendu. Les humains ont mangé de ce fruit. La sagesse, c’est leur péché.

– Que veux tu dire ? – Je te propose un chemin de sagesse tout a fait différent du chemin habituel. Très différent de celui des grandes sagesses traditionnelles. Et il te mèneras ailleurs. Un chemin semé d’embûches, d’épreuves et de plaisir coupables. Je t’assure que tu sera étonné. Suis moi. D’accord ?

– Où ?

– D’abord : à l’intérieur de toi.


C’est dégueulasse ! La morale dans les tripes.

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Le 25 décembre 2010 par Jean-François Dortier

Lady Macbeth, hantée par le souvenir de son crime, voit ressurgir des tâches de sang sur ses mains

Les idées morales ne sont pas abstraites et désincarnées. Le bien et le mal ont une forme, une couleur, un goût, une odeur et même une taille. Les émotions morales suscitent des réactions de goût et de dégoût. Et la théorie de la cognition incarnée peut s’appliquer aussi à la conscience morale et aux idées de bien et de mal.

Dans la pièce de William Shakespeare, Macbeth, le roi et son épouse lady Macbeth sont arrivés sur le trône après un complot ayant conduit au meurtre du roi Ducan et à ses gardes. Une fois leur crime commis, les deux époux sont rongés par la honte et la culpabilité. Dans l’une des scènes les plus célèbres de la pièce on voit Lady Macbeth chercher à se laver de façon obsessionnelle des tâches de sang imaginaires qui apparaissent sur ces mains.

Pourquoi les gens qui ont commis des fautes ou se sentent coupables éprouvent-ils le besoin de laver ? Quels liens étranges se nouent dans les tréfonds de l’esprit humain entre la faute morale et la saleté ? Ou inversement, entre la pureté de l’esprit et la propreté du corps ?

L’effet Macbeth

Les psychologues appellent l’« effet Macbeth » le fait d’éprouver le besoin se purifier le corps après avoir commis un un péché ou une faute. Comme si le fait de se laver pouvait nous aider à nous blanchir d’une souillure mentale. Des chercheurs tentent aujourd’hui d’explorer ce phénomène qui relie les mains propres et le cœur pur. Les psychologues Chen-Bo Zhong et Katie Liljenquist ont mené l’expérience suivante. Des volontaires racontent un événement de leur vie où ils pensent avoir commis une faute morale. Ensuite, une partie de ces personnes sont invités à aller acheter des produits au supermarché à partir d’une liste apprise (ils croient participer à une expérience sur la mémoire). On constate alors que les personnes qui viennent de se remémorer une faute ont tendance à aller d’abord chercher du savon ou du bain douche plutôt que des produits d’alimentation. De même si on leur demande de choisir un cadeau parmi plusieurs objets, les sujets choisissent de préférence un produit d’entretien corporel plutôt qu’un autre objet.

D’autres expériences similaires ont réussi à montrer expérimentalement l’existence d’un « effet Macbeth ».

La correspondance entre propreté physique et pureté morale, se retrouve dans le vocabulaire courant. « cœur pur », « mains blanches » ou « mains sales », « c’est du propre ! » etc.  mille formules témoigne du fort ancrage mental entre les idées morales sur des impressions corporelles.

Le vocabulaire de tous les jours assimile spontanément « bonté » et « pureté ». On dit que les mauvaises actions « salissent » son auteur, qu’une personne innocente est « pure », les actions indignes relèvent de la « sale besogne » ;

A bien y regarder les notions de bien et de mal sont associées à au moins trois ou quatre caractéristiques physiques et corporelles :

• Le bien est propre, le mal est sale. La morale suscite des réactions de goût et le dégoût liés aux notions de saleté ou propreté (ou de pureté vs souillure). Les mots « dégueulasse », « dégoutant », s’emploie autant parler d’une chose « sale » ou bien d’un comportement ignoble et révoltant. De même pour les « saloperies ».

• La morale à une odeur. Les notions de bien et de mal sont associées à l’odorat : les mots « puant », « infect », « nauséabond » servent autant à qualifier une odeur qu’une action immorale et malsaine.

• La morale à une couleur. Le bien est blanc, le mal est noir. Le blanc désigne le bien : « il est blanc comme neige » ; « noirceur » est synonyme de « méchanceté »

• La morale à une taille. Le bien est grand, le mal est petit : on parle de « grandeur d’âme » ou de d’élévation spirituelle, de  « petitesse » ou de « bassesse » pour la mesquinerie.

• Le bien est beau, le mal est laid : on parle d’une « belle âme », de la beauté d’un geste (à propos d’une action généreuse). Inversement « vilain », « laid », « moche », servent autant à la qualification esthétique que morale.

Les religions nous offrent un autre témoignage de l’inscription corporelle des idées morales.  Chez les chrétiens, l’eau sert à bénir et à purifier l’âme. Chez les baptises (une des multiples variantes du protestantisme), le baptême consiste dans une immersion totale du converti. Dans le bouddhisme, l’islam, le shintô et de nombreuses autres religions l’eau a une fonction de purification morale. Tout se passe symboliquement comme si le fait de se laver le corps contribuait aussi à purifier son âme. Dans la symbolique religieuse, la « sainteté » est associée à la « pureté ». L’anthropologue Mary Douglas a écrit sur le sujet un livre classique : De la souillure (1967).

La propreté n’est pas un fait humain : les chats et les chiens se lèchent les poils pour se maintenir propre, les oiseaux de nettoient les plumes, les singes s’épouillent entre eux. Même la mouche se frotte les yeux et le visage avec ses petites pattes, pour les maintenir propres. Sans doute éprouvent-ils des émotions associées de goût pour la propreté. Chez l’humain, la propreté prend également une dimension morale.

Odeur, couleur, taille, goût et dégoût, les idées morales ont une indiscutable inscription corporelle et perceptive. Voilà autant d’argument en faveur de la théorie de la cognition incarnée. Les idées concrètes – de citron ou de chien  – ont un support organique et corporel. Mais les idées de bien et de mal aussi.


Cognition incarnée : à quoi ressemble l’idée de chien

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Le 23 décembre 2010 par Jean-François Dortier

Il faut vous dire que je prépare la nouvelle édition de mon livre Le Cerveau et la pensée (3ème édition paru en 2000). Dans la première partie, je voudrais faire une présentation de quelques théories aujourd’hui dominantes en sciences cognitives et qui ont pris le pas sur les anciens modèles. En gros, dans les années 1990, (quand a été conçu la première version du livre), un débat opposait le modèle « cognitiviste » (qui conçoit le cerveau comme un ordinateur et la pensée comme un programme informatique) et le modèle « connexionniste » (qui conçoit le cerveau comme une  fourmilière).  J’aurais l’occasion d’y revenir. Aujourd’hui, ces modèles ont perdu de leur force et de nouvelles théories ont pris le relais. Elles ont pour nom:  cognition « incarnée », « située » ou « distribuée ». Ce sont des noms barbares, mais les idées sous-jacentes ne sont pas si compliqués que cela. Prenons un exemple

L’idée de « cognition incarnée » part du constat que notre cerveau est un organe vivant relié à un corps (lui aussi vivant) et est plongé dans un environnement sur lequel il agit.  Cette inscription corporelle, vivante et active du cerveau a une incidence majeure sur la pensée (pris dans la sens large de « cognition »). Cela signifie que toutes les idées qui nous passent pas la tête – « citron », « chien », « « année », « maman », « dieu », « liberté » – ont donc une composante corporelle issue à notre système perceptif, émotionnel ou moteur.

Cela est facile à démontrer pour les idées assez concrètes, comme celle de citron. Fermez les yeux et pensez à un citron. Apparaît immédiatement une image mentale dotée des caractéristiques perceptives : le citron est ovale et jaune. De même, l’idée de citron possède une composante gustative : l’image du citron est acide et on peut presque « sentir » son goût en l’imaginant. Enfin, selon que apprécie ou non cette acidité, (certains aiment, d’autres non), l’image mentale associée va susciter une réaction d’attraction ou de répulsion. C’est encore plus vrai pour l’idée de chien. On se le représente mentalement d’abord sous une forme imagée (avec ses pattes, ses oreilles, sa queue et sa gueule), mais sa représentation contient aussi une dimension émotionnelle. Pour qu’elle qu’un qui a la phobie des chiens, sa représentation mentale va être associé une réaction négative. Si, au contraire, on a été habitué à côtoyer de gentils toutous, l’idée de chien évoquera d’autres sentiments : l’affection ou la fidélité.

Pour résumer, les idées sont des formes, des couleurs, des odeurs et des colorations émotionnelles : positives ou négatives, agréables ou désagréables (qui correspondent aux caractéristiques perçues et ressenties). Voilà l’idée centrale de la « cognition incarnée ». L’ouvrage fondateur de la théorie de la cognition incarnée est celui de F.J. Varela, E. Thompson, and E. Rosch. L’inscription corporelle de l’esprit. (édition originale 1991). Ses principaux théoriciens sont F. Varela (aujourd’hui décédé) et Alva Noë. Ajoutons qu’on peut relier la théorie de la cognition incarnée à la phénoménologie, la théorie des métaphores et des prototypes. Je le note ici pour mémoire en espérant pouvoir y revenir bientôt et montrer comment la connexion entre ces théories locales permet d’échafauder une théorie de la connaissance et des idées nouvelles et prometteuses. Mais revenons d’abord à notre cognition située.

L’idée de « cognition incarnée » est assez élémentaire (le jargon scientifique cache souvent des idées assez simples). Elle est même intuitive. C’est évident : l’idée de citron à la forme et la couleur du citron et peut-être même son goût. D’accord, l’idée de chien peut susciter des émotions de peur. OK. Mais qu’en est-il des idées abstraites comme le « bien » et le « mal » la « liberté » ou la « théorie de la relativité » ? La théorie de la cognition incarnée peut-être leur être appliquée ? Autrement dit idées générales qui forment le tissu des pensée philosophiques ou scientifiques ont-elles une forme, une couleur, une odeur ?

Je crois que oui. Ce qui va nous conduire a cette  étonnante constat : les notions si abstraite de « bien » et le « mal » ont en fait des formes, des couleurs et même des odeurs ! C’est ce que nous allons voir dans les deux prochains billets.


Qu’allons nous devenir ?

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Le 20 décembre 2010 par Jean-François Dortier

Le futur est en marche. Les post-humains sont déjà parmi nous. Regardez autour de vous. Regardez-vous. Le processus est déjà en cours. L’évolution est irréversible. Demain est déjà là.

A lire : « post-humain, vers un être cyborg« 


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